Après trois années de coopération entre Xylm et STADD sur la commune d’Atakpamé, le projet de gestion et de valorisation des déchets arrive aujourd’hui à son terme. Le soutien financier touche à sa fin, laissant place à de nouvelles perspectives de coopération entre les partenaires sur de nouveaux projets, tandis que les actions mises en place sont désormais solidement engagées sur la commune.
Un projet construit avec les acteurs du territoire
Lancé en 2022, le projet Ogou s’est construit pas à pas, en lien étroit avec les autorités locales, les chefferies communautaires, les opérateurs de la gestion des déchets présents sur la commune et les habitant·e·s d’Atakpamé. Tout au long du projet, une attention particulière a été portée aux jeunes et aux femmes, notamment à travers des actions de sensibilisation dans les écoles et des emplois proposés à des femmes en situation de vulnérabilité.

Quelques chiffres clefs :
Dès le départ, l’ambition du projet a été d’aborder l’ensemble des enjeux liés à la gestion des déchets, en particulier le recyclage des déchets plastiques et organiques. Cette approche globale s’est traduite par des actions concrètes à plusieurs niveaux : le tri des déchets, la sensibilisation des habitant·e·s et des jeunes générations, ainsi que le renforcement des capacités des élu·e·s et des services techniques en charge de cette compétence.

Ces actions ont permis de toucher un large public et de structurer progressivement une dynamique locale autour des enjeux de gestion et de valorisation des déchets, comme en témoignent les chiffres clés présentés ci-dessus.
Aujourd’hui, dix personnes font fonctionner le centre, dont trois recrutées au cours de l’année 2025.
Nous souhaitons adresser un remerciement particulier à David Komi AGBOTOSOU, coordinateur régional, pour son engagement et son rôle central dans la mise en œuvre et le suivi des activités du centre.
Nos remerciements vont également aux agentes de tri engagées depuis la première année du projet : Malibida KAGBEGNON, Dagne OWOUSSOU, Eziwe TIWA et Akossiwa GNAKOSSI , ainsi qu’aux agents de pré-collecte : Agbeko DADALE et Zonkpli KOUYOLE, au chauffeur, Koffi SODEGLA, et au gardien du site, Oumorou MALAM.
Un modèle basé sur une diversité d’activités
L’objectif : rendre l’activité autonome et pérenne sur le plan économique mais aussi social, en permettant aux agentes de tri d’acquérir une formation dans le domaine de la gestion des déchets et d’occuper une activité génératrice de revenus.
Progressivement, l’activité du centre s’est diversifiée dans l’idée de consolider le modèle économique. A la fin de la phase 3, plusieurs activités sont menées et contribuent, à des niveaux variables, aux revenus globaux du centre.

La répartition des recettes par type d’activité met en évidence le rôle central du compost, qui demeure l’activité la plus rentable (49,2 % des recettes). La pré-collecte, mise en place plus récemment, connaît une croissance rapide et représente déjà 29 % des recettes, avec 187 ménages abonnés fin 2025. La vente de plastiques recyclés représente quant à elle 12,3 % des recettes. L’augmentation des volumes collectés, liée au développement de la pré-collecte, ainsi que l’acquisition prochaine d’une broyeuse, devraient permettre de renforcer cette activité, tout comme celle du compost.
Les défis
La dernière phase du projet a été marquée par une réorganisation de la pré-collecte des déchets, liée à l’arrêt d’activité de certains opérateurs et à l’évolution de l’organisation de la filière dans le cadre du projet GEDEC (porté par le Gret et Entrepreneurs du Monde en lien avec la mairie). Dans ce contexte, STADD a dû adapter son fonctionnement et a intégré, depuis avril dernier, cette nouvelle activité. Trois personnes supplémentaires ont ainsi rejoint l’équipe du centre au cours de l’année.
Au-delà de ces ajustements organisationnels, l’un des défis majeurs pour la suite est d’étendre progressivement le service de pré-collecte à l’ensemble des ménages de la commune. Cela implique notamment de rétablir la confiance des ancien·ne·s usager·e·s des opérateurs ayant cessé leur activité, en garantissant un service régulier, accessible et adapté aux réalités locales.
En interne, STADD poursuit également un objectif central : consolider ses activités économiques afin de pérenniser les emplois et d’améliorer les conditions de rémunération des employé·e·s.
Perspectives
Les perspectives sont toutefois encourageantes. L’extension de la zone de pré-collecte et la hausse progressive des volumes de production constituent des leviers importants pour renforcer le modèle socio-économique du centre. L’acquisition prochaine d’une machine de broyage des plastiques et des matières organiques devrait faciliter l’atteinte de ces objectifs.
À plus long terme, STADD souhaite également développer de nouveaux projets. L’implantation d’un centre de revalorisation sur la commune est envisagée, un terrain ayant déjà été acquis à cet effet. Dans l’intervalle, une activité de maraîchage pourrait être mise en place afin de valoriser le site et soutenir la dynamique économique.
Projet financé par : Rennes Ville et Métropole, Région Bretagne, Département d’Ille-et-Vilaine, Agence des Micro-projets, The Overseas Aid & Development Commission of Guernsey

