Journées d’étude consacrées à l’accompagnement de l’économie sociale et solidaire, organisées par le Groupe Initiative.

Le 10 mars 2026 à 11h, Xylm a été convié en tant qu’intervenante durant les journées d’étude consacrées à l’accompagnement de l’Économie Sociale et Solidaire organisées par le Groupe Initiative (GI) dans le cadre de la parution du n°55 de sa revue Traverse intitulé « Accompagner l’émergence et la croissance des organisations de l’Économie Sociale et Solidaire, pratiques et enjeux ». Cette journée se tenait à Madagascar et nous y avons participé en distanciel.

La démarche de cette revue consiste à « tirer des enseignements critiques des pratiques des organisations membres du GI pour contribuer au débat stratégique et méthodologique du secteur de la solidarité internationale ». Ainsi, elle a pour fondement les expériences et initiatives portées par le GI, alimentées par un panel pluri-acteur·ices, partenaires locaux·les associatifs, publics, privés, académiques. Cette revue a une visée normative, c’est à dire qu’elle cherche, à ouvrir des débats et proposer des solutions en accueillant des documents « issus de la littérature grise, de capitalisation d’expérience ou de recherche qui offrent un intérêt particulier en terme de démarche d’intervention, sur les plans de la stratégie et des méthodes ». Et c’est précisément pour cela que Xylm a été invité.

En effet, après une présentation de l’association, son approche, sa composition et ses projets en cours, Quentin (coordinateur de Xylm) est revenu sur un de nos projets particulièrement en adéquation avec les thématiques de ce numéro de Traverse. Il est intitulé « Internationalisation de l’ESS » et consiste en la création de temps d’échange et de travail entre un groupe d’acteur·ices ESS breton·nes et un groupe d’acteur·ices ESS togolais·es, dans la perspective de faire émerger un référentiel de pratiques partagées, facilitant à terme la coopération. Quentin a expliqué les conditions nécessaires à l’obtention d’une réciprocité dans un partenariat :
1) des enjeux communs (la raréfaction des ressources, l’adaptation au changement climatique, l’économie circulaire…) mais aussi,
2) complémentaires (afin qu’il y ait un apprentissage mutuel et des perspectives d’inspiration des deux côtés),
3) l’intégration dès les phases de conception d’un projet des interdépendances des territoires, qui s’inscrivent dans un contexte mondialisé, et enfin,
4) l’interconnaissance des acteur·ices, idéalement préexistante.
En l’occurrence, ce projet a été copiloté par Xylm du côté français, et l’ONG STADD du côté togolais, et tout à été fait en double, et équitablement organisé et réparti, y compris les financements de manière à équilibrer au maximum ce projet croisant SI et ESS.

Pour conclure, Quentin a répondu à certaines questions sur la singularité de ce type de coopération, et sa reproductibilité, et si cela vous intéresse également vous pouvez consulter le référentiel, synthèse du projet, en cliquant ici.